Aujourd’hui, nous nous retrouvons pour parler d’un mets peu connu et pourtant, ses qualités sont nombreuses. Il nous vient tout droit de l’Ontario, il peut se décliner en salé ou en sucré et est souvent sous côté. Nous parlons aujourd’hui des queues de castor.
À la lecture du titre, vous avez dû vous demander « Les Canadiens mangent vraiment des queues de castor ?! ». Pour être honnête, j’ai pensé la même chose lorsque des amis m’ont proposé d’aller en manger à Ottawa. J’y ai cru dur comme fer jusqu’à notre arrivée devant ce petit kiosque marqué du nom « Beavertails », stand où l’on retrouve généralement ce fameux mets. Une douce odeur de friture s’empara alors de moi, il n’en fallut pas plus pour me convaincre de me laisser tenter. J’aperçois alors la carte avec les différentes recettes proposées, l’effet « Wow » fut instantané à la vue de toutes les déclinaisons possibles du produit, aussi alléchante les unes que les autres. J’aperçois ensuite la cuisine et la préparation de la queue de castor. Une sorte de pâte à gaufre est étirée pour lui donner sa forme si particulière, elle est ensuite plongée dans l’huile de colza brûlante. Après une rapide cuisson, elle est ensuite sortie de l’huile, égouttée et préparée au goût de chacun. Elle peut se décliner en salé avec du beurre à l’ail et du fromage ou garni à la façon d’une pizza. On la retrouve plus largement dans sa version sucrée recouverte de chocolat ou encore de sucre à la cannelle et j’en passe, les déclinaisons sont infinies !

Mes premières queues de castor : (de gauche à droite) au fromage et à l’ail, chocolat-banane, épices d’automne (Crédits : Nicolas Babel)
La queue de castor est d’origine canado-américaine. Ses origines remontent au 19ème siècle sous le nom de « Fried dough » ou « Pâte frite ». Au fur et à mesure du temps, elle aurait connu plusieurs noms : « elephant ears, « whale tails » et « frying saucers ». On retrouve assez peu de données sur la création des queues de castor, son histoire est assez floue. Néanmoins, la véritable « Beavertails » aurait été inventée en 1978 par la marque éponyme dans la ville de Killaloe, près d’Ottawa. Elle a été créée à l’occasion d’une foire avec un succès au-delà des attentes du créateur (pour apprendre plus, un lien est disponible dans le sous-titre et ici).
Mon Top 3
- « Le premier Kiosque » BeaverTails à 69 George Street, Ottawa, Ontario
- Queues de castor à 123 de la Commune E, Montréal, Québec
- Queues de castor à 28 boulevard Champlain, Québec, Québec
Conseils du chef
- Si vous êtes à plusieurs, veillez à prendre chacune une différente. Le vendeur vous la coupera gracieusement en tranches afin que vous puissiez échanger avec vos amis et mêler les saveurs.
- Je vous conseille d’en prendre une salé et d’enchaîner avec une sucrée. Le plaisir n’en sera que décupler car, lorsque vous aurez fini la salé, une, tout aussi généreuse, sucrée vous attendra.
- À tout moment elle pourra venir combler un creux : à midi, le soir ou même en plein milieu d’après-midi.
- Comme à chaque fois, variez les plaisirs, elle a tant à vous offrir. On sait tous qu’un met frit est toujours la source d’un bonheur infini !
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