Beaucoup en ont déjà entendu parler, ceux qui la connaissent un peu plus s’en sont peut-être déjà moqués et ceux qui l’ont goûté l’ont adopté à jamais. Aujourd’hui, on se retrouve pour parler de la poutine.
Ce mythique plat québécois est composé de frites croustillantes, d’une délicate sauce brune et de son emblématique fromage en grains skouik-skouik (tirant son nom du bruit que le fromage fait sous la dent). Aux vues de cette description, on s’imagine bien manger ce plat réconfortant dans son fauteuil, au bord du feu, le tout dans une chaude couverture et paré de ses plus beaux chaussons. On peut aussi s’imaginer divaguer dans les rues de Montréal, quand soudain alléché par une douce odeur de friture, nous nous retrouvons nez à nez avec un stand de Street-Food. Nous discernons alors le terme « Poutine » inscrit sur une ardoise accompagné de multiples variantes plus ou moins originales.
Crédits : Image1, Image2 et Image3
Une bin drôle d’histoire mon chum !
L’histoire de la Poutine s’apparente un peu à l’histoire d’un conte que chaque auteur s’accaparerait pour y aller de sa version. Une chose sur laquelle s’accorde nos restaurateurs-conteurs est qu’elle aurait été créée dans les années 1960 dans la région du Centre-du-Québec. Trois restaurateurs se revendiquent comme étant l’inventeur de la poutine :
- Le Roy Jucep de Drummondville : Sans doute l’histoire la plus célèbre et la plus plausible. Jean-Paul Roy, l’ancien propriétaire, serait le premier à avoir servi le fameux mélange de frites, fromage et de sauce moderne. La légende raconte qu’il a commencé à servir ce mélange à la demande de plusieurs clients. Le nom viendrait lui d’un mélange entre la déformation du mot « pudding » et le surnom du cuisinier du restaurant « Ti-Pout ». Autoproclamé, créateur de la poutine, le Roy Jucep peut se vanter d’avoir enregistré la marque de commerce « L’inventeur de la Poutine ».
- Le Lutin qui rit de Warwick : Un autre restaurant s’est aussi accaparé la recette. La légende dit qu’en 1957, un client répondant au nom d’Eddy Lainesse a demandé au propriétaire de mélanger du fromage et des frites. Ce à quoi ce dernier aurait répondu « Ça va faire une maudite poutine » dans le sens que c’est un mélange bien étrange.
- La Petite Vache de Princeville :Cette histoire nous dit que la fromagerie adjacente au restaurant cherchait à vendre son fromage en grains. Le restaurant a donc commencé à vendre des petits sachets à la caisse. Un client serait ensuite venu et aurait commandé une portion de frites avec un sachet de fromage. Assis à sa table, il aurait alors mélangé les deux. Le propriétaire aurait ensuite appelé ce mélange « 50-50 » en référence au 50% de fromage et 50% de frites. La sauce aurait été incluse par la suite et le plat serait devenu un « mixte ».
Mon top 3
- Chef Fred Poutinerie à 177 Avenue Fraser, Matane, QC
- Chez Tousignant à 6956 Rue Drolet, Montréal, QC
- Casse-Croûte du Vieux-Moulin à 240, rue Dupont, Pont-Rouge, Québec, QC
Les conseils du chef
- Manger là dès qu’elle est prête, n’essayez pas de la réchauffer
- Variez les plaisirs avec toutes ces variantes (mais n’oubliez jamais que la meilleure reste l’originale !)
- Ne mettez pas trop de sauce sous peine de perdre le croustillant de vos frites
- Si vous avez un coup de blues, elle sera le meilleur médicament possible et vous réconfortera mieux que quiconque !
Variez les plaisirs, vos papilles vous remercierons ! (Crédits :Image4)
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